Biomécanique, Travail

[Travail] La biomécanique

Voici le 2e article concernant les fondations de mon travail !
Je ne fais pas que réhabiliter mentalement les chevaux qu’on me confie. Parce qu’une balade au pas d’1h le dimanche avec un cavalier sur le dos, c’est déjà du sport, je prépare le cheval à l’effort que lui demandera son cavalier. Cet apprentissage doit se faire en parallèle avec celui que fera le.la propriétaire pour pouvoir poursuivre le travail entamé de manière optimale.

La biomécanique, c’est quoi ?

En photo, une illustration de la préparation physique du cavalier et du cheval : la balade en main !
Ici, nous étions en Normandie et nous sortions un peu partout, au pas et au trot (je faisais mon jogging !) et ça nous a fait le plus grand bien. Le travail monté est plus facile, l’esprit aéré et les muscles bien travaillés ! Un exercice que j’affectionne beaucoup, à tous les stades du travail d’un cheval…

Biomécanique (nf) : Application des lois de la mécanique aux problèmes de biologie, de physiologie et de médecine. – Dictionnaire Larousse

En pratique, la biomécanique est l’étude des mécanismes qui aboutissent à un mouvement déterminé du corps.
Par exemple, quand vous vous penchez en avant, la biomécanique va étudier le travail des différentes structures musculaires et ligamenteuses qui permettent cette maîtrise du mouvement, en prenant en compte la force compensatrice du poids de votre corps ainsi que le travail musculaire qui pliera votre torse.

La biomécanique permet donc de déterminer quelle est la meilleure manière d’effectuer un mouvement donné sans se blesser : se baisser en pliant les genoux puis le bassin, plutôt que jambes droites en ne pliant que le bassin, par exemple.

Quel intérêt en équitation ?

L’intérêt pour un cavalier d’avoir des bases en biomécanique est double : pour lui et pour sa monture.

/ Petite digression : si on voit souvent passer des publications traitant de la biomécanique du cheval au travail, rares sont ceux parlant de la biomécanique du cavalier, sujet pourtant central dans la pratique…
Il est très probable que cette relative absence soit le symptôme d’un problème plus grand : le refus de travail du cavalier. En effet, on voit beaucoup de cavaliers prêts à faire faire des séances de stretching ou de renforcement musculaire à leur cheval. Mais combien en font de même avec leur propre corps ?
Pourtant il est nécessaire, pour bien monter, d’avoir une certaine condition physique et de s’étirer régulièrement. Une bonne connaissance de la biomécanique du cavalier permet de mieux cibler les exercices d’intérêt./

Pour le cavalier, les connaissances en biomécanique vont lui apporter un meilleur équilibre et une meilleure position à cheval, notamment à l’obstacle.
Pour le cheval, la connaissance de la biomécanique permettra au cavalier de comprendre l’utilité de chaque exercice dans le travail de fond, ainsi que la demande d’effort exercée par le cavalier à chaque exercice.
Enfin, pour l’un comme pour l’autre, la biomécanique leur évitera des douleurs chroniques (par ex douleurs lombaires pour l’humain, kissing spines pour le cheval) qui peuvent limiter leur pratique à moyen et long termes.

On se souvient tous de nos passages des galops 5/6/7 où il fallait apprendre les os, les muscles, les structures tendineuses, etc…
Pour la plupart d’entre nous (moi y compris !), cet apprentissage s’est fait 30 min avant l’examen de théorie et avait été oublié 30 min après. Pourtant, à partir d’un certain niveau, quelle que soit la discipline sportive, il est primordial de connaître le fonctionnement physiologique dans l’effort du ou des corps pratiquant la discipline.
Mais il semble qu’en équitation, la théorie touchant à l’anatomie et la biomécanique soit mal aimée… Je vais essayer de vous y redonner goût !

*La biomécanique du cavalier, kézako ?*

Je ne vais pas décrire l’intégralité des mécanismes qui sous-tendent la « position parfaite » à cheval. Je m’arrêterai aujourd’hui à décrire 2 positions et une partie de leur biomécanique : la position assise, avec les épaules, les hanches et les pieds alignés, et la position en équilibre à l’obstacle, avec les pieds à la sangle, le bassin en arrière et les épaules en avant.

Pour la position assise, nous connaissons tous la théorie de la position parfaite, le corps aligné dans sa verticale, coudes au corps et tête droite. Mais connaissons-nous les raisons qui font que cette position précise est la position parfaite ? Voici un petit tour d’horizon…
• Afin d’obtenir une descente de jambe droite, il est nécessaire d’avoir l’articulation de la hanche ouverte et souple. Cette souplesse entraîne une facilité d’accompagnement de l’assiette et donc du mouvement du dos.
• Pour avoir un dos droit et respectueux de sa confirmation naturelle (avec ses lordoses et cyphoses), il faut s’asseoir sur 3 points : ses ischions et son pubis. Pour cela, il est nécessaire de garder les lombaires souples et les abdominaux gainés. Cette tonicité facilite également l’accompagnement du bassin lors des mouvements du dos du cheval.
=> Ces deux éléments combinés permettent au dos du cheval de se mobiliser plus facilement sous la selle.
• Les fameuses pointes de pieds vers l’intérieur ne sont pas juste un élément de torture pour jeune cavalier, mais elles ont une réelle utilité. L’alignement dans la direction du genou et du pied permet de faciliter les aides : le pied peut alors tout aussi bien toucher l’épaule que le flanc, en toute discrétion puisque le talon ne « tape » pas à chaque foulée. Les aides sont plus précises et l’utilisation d’éperons n’entraîne alors pas de blessure…
• Pour protéger le dos de douleurs musculaires suite à des crispations (notamment au trot assis), il est important de garder le dos droit, les épaules ouvertes et la tête haute. Mais tout ceci peut être interprété de différentes manières…
Un dos droit n’est pas un dos cambré, c’est un dos qui amène les épaules dans l’alignement vertical. Un regard extérieur est très utile pour le corriger.
Les épaules ouvertes permettent d’éviter le côté « bossu » de certains cavaliers et donc les douleurs au niveau des vertèbres thoraciques.
De plus, l’ouverture des épaules entraîne l’ouverture de la cage thoracique, entraînant ainsi une meilleure respiration, plus ample et plus profonde, qui favorise le calme du cavalier par un mécanisme de cohérence cardiaque.
La tête haute est souvent interprétée comme « lever le menton » : pourtant, l’objectif est d’allonger la colonne vertébrale pour éviter les douleurs, ce qui est produit par une élévation de matière du crâne, avec pour conséquence un menton légèrement rentré.

L’objectif de tous ces éléments est tout d’abord de protéger la condition physique du cavalier (éviter les douleurs, les blessures, etc) et ensuite de protéger la condition physique du cheval et favoriser son mouvement souple (éviter les blessures d’éperon, l’agacement sur des aides parasites ou un cavalier « sac à patates »…).
Bien entendu, il n’est pas suffisant de connaître cette théorie pour pouvoir l’appliquer ! La maîtrise de cette bonne position n’est que la conséquence d’un travail au sol rigoureux, combinaison de gainage et d’assouplissements quotidiens.
Un article futur viendra détailler le travail de fond du cavalier au sol.

Pour la position à l’obstacle, c’est « plus facile » : une fois qu’on a compris ce qu’était la position parfaite, il suffit de la répéter inlassablement à cheval, avec un œil extérieur correcteur, pour qu’elle devienne naturelle, sans nécessiter de musculation supplémentaire.
Attention cependant : une bonne position à l’obstacle est un corollaire d’une bonne position assise… Un travail de fond conséquent est donc nécessaire pour pouvoir la maintenir !

En club, on apprend souvent aux cavaliers débutants à se mettre en équilibre ainsi : attrapez la crinière, poussez sur vos pieds pour sortir les fesses de la selle, inclinez le buste pour rester en équilibre. Cette position entraîne en fait un déséquilibre certain vers l’avant, qui est d’autant plus flagrant lors du saut : le cavalier se retrouve couché sur l’encolure, les jambes partent en arrière et si le cheval se déséquilibre, le risque de chute est considérablement augmenté. Le danger que cette position représente est majoré en cross, où les obstacles sont fixes et donc une erreur d’équilibre peut entraîner des séquelles graves.

La position optimale, en termes biomécaniques, est similaire et à la fois drastiquement différente… Tout en gardant ses pieds à la sangle (à leur place) et les mains libres (aidées si besoin par une étrivière autour de l’encolure lors de l’apprentissage), le cavalier soulève ses fesses en poussant sur ses pieds et en reculant légèrement les hanches. Par équilibre, les épaules s’avancent légèrement. Le cavalier garde le regard orienté vers l’horizon tout à fait naturellement, son point d’équilibre reste au-dessus de ses pieds et sa modification de posture ne gêne donc en rien son cheval au-dessus du saut.

La biomécanique du cheval, impossible à maîtriser ?

En photo, Tsarine de Mone, jument appartenant à Élodie Poirel, des Ecurie DE STYLE
J’ai fait mes gammes sur cette jument, pourrait-on dire… Élodie m’a accompagnée sur le travail monté pendant plusieurs années et j’ai beaucoup emmené cette jument en extérieur en main. Longues marches, fractionnés, forêt… On a tout fait ! Elle avait une communication en main très différente de montée, ce qui nous a permis d’explorer beaucoup de pistes différentes ensemble.

On vient de voir l’importance pour le cavalier d’avoir une bonne posture pour obtenir une équitation efficiente et sans risque de blessure.
Mais toute personne sensée protestera : un humain peut comprendre l’importance d’une bonne position et se l’auto-enseigner, mais comment un cheval peut-il atteindre cet idéal ? Faut-il obligatoirement forcer le cheval dans une posture jusqu’à ce qu’il la maîtrise pour qu’il fonctionne correctement sans artifice ?

Ma réponse complète se trouvera dans un futur article à propos des enrênements. Mais je peux d’ores et déjà vous dire que le cheval a une capacité d’apprentissage associatif phénoménal : si à chaque instant où il se met dans une bonne posture, vous le félicitez (à la voix, par l’arrêt de l’inconfort provoqué par votre demande, par une friandise…) alors il finira par trouver son intérêt dans cette posture et y reviendra plus souvent, malgré la difficulté musculaire qu’elle peut créer. (Un renforcement alimentaire est souvent le bienvenu durant cette phase, pour accroître la motivation.)
Une fois que le cheval sera suffisamment musclé, cette posture sera plus confortable pour lui qu’une autre et il l’adoptera alors spontanément par auto-renforcement positif. Il faut donc faire preuve de patience mais les résultats sont plus durables et surtout, vous êtes certains que la posture est juste et n’engendrera pas de blessure invisible dans différentes parties du corps.

Il existe également plein de manières détournées de muscler son cheval dans une position biomécaniquement adaptée au futur travail monté, sans mettre de pression particulière : chez un cheval détendu et en confiance, prompt à la curiosité, les balades en main sont l’outil phare d’une bonne musculature ! 😉
=> Une sortie à un pas actif pendant 1 à 4h va renforcer le cardio de votre cheval, ses muscles posturaux, développer la masse des muscles locomoteurs…
=> Un fractionné en main va faire « exploser » la musculature dynamique en plus de travailler le cardio sur un temps plus court.
Un licol, une longe de 10m et des bonnes chaussures et vous êtes prêt à faire votre sport du jour avec votre cheval ! Avec la balade en main, plus besoin de running ou de salle, vous faites du tout en un 😁
=> Un autre outil précieux, c’est le travail en main en forêt (ou tout autre environnement inégal) : les branches au sol, les trous, les fossés, les montées/descentes… vont venir renforcer la proprioception de votre cheval, travailler sur les muscles locomoteurs et surtout la zone abdominaux/épaules puisqu’il va devoir lever ses pieds plus haut. Tous les avantages des barres au sol en pleine nature, en soi !

En pratique en équitation, ça veut dire quoi la biomécanique du cheval ?

Pour un cheval monté, la biomécanique (discipline globale qui prend en compte tous les mouvements pour trouver la posture optimale) nous permet de définir une posture qui permet au cheval de nous porter de manière efficiente, en dépensant le moins d’énergie possible tout en préservant son corps de blessures, qu’elles apparaissent à court ou long terme.

Et surprise ! C’est la posture que les Anciens préconisent depuis… l’Antiquité !
Je ne la redéfinirai donc pas plus dans cet article. Par contre, je vais vous donner mes 3 règles pour obtenir une posture biomécaniquement optimale.

=> Première règle pour une bonne posture du cheval : la décontraction.

La décontraction musculaire étant dépendante de la décontraction mentale et d’un bon entretien du cheval, on comprend l’importance d’un suivi de qualité et d’un travail progressif en adéquation avec l’état mental et les capacités physiques du cheval.

Testez vous-mêmes : essayez de marcher en forçant la contraction d’un muscle, par exemple contractez le biceps gauche (muscle de flexion du bras). Idéalement, filmez-vous de face, de dos et de profil : vous réaliserez très vite que vous marchez « bancal », avec une dissymétrie notable.
Le principe est exactement le même chez tous les animaux : pour obtenir un déplacement fluide, il ne doit persister aucune contraction forcée dans aucun muscle du corps.
On comprend donc le défaut de bons nombres d’enrênements qui forcent la contraction de certains muscles…

Si vous essayez de marcher toute une journée en contractant le biceps gauche, vous aurez des douleurs musculaires qui s’installeront dans tout votre corps : cela correspond aux compensations que les autres muscles effectuent pour que vous puissiez tout de même vous déplacer presque droit. On comprend dont l’intérêt primordial d’une approche holistique des douleurs… Chez le cheval comme chez l’humain.

=> Deuxième règle pour une bonne posture du cheval monté : le gainage.

Le gainage global du corps du cheval permettra aux muscles de compenser la charge supplémentaire et d’éviter les blessures dues à un affaissement de certaines articulations. Je m’explique…

Tenez-vous debout devant une glace. Laissez-vous vous affaisser, détendez tous vos muscles non nécessaires pour simplement tenir debout. Vous allez probablement vous retrouver avec les épaules qui tombent un peu sur l’avant, la tête ballante, le ventre sorti, les bras flasques… Vous ne vous gainez pas.
Maintenant, tenez-vous droit : la tête est relevée, les épaules redressées, et si vous avez une bonne condition physique, le ventre s’est un peu rentré.
Puis gainez-vous debout, la tête tirée vers le haut depuis le sommet du crâne, le ventre dur comme de la pierre, les bras alertes…
Faites ensuite le même exercice avec un sac lesté sur le dos (lest de 15% de votre poids pour imiter le poids théorique d’un cavalier, soit 9 kg pour un poids de 60 kg) et sentez comment votre corps porte mieux ce sac en étant gainé qu’en étant affaissé.
Enfin, répétez l’exercice en vous déplaçant (et idéalement, en vous filmant), pour réaliser la facilité à porter un poids que le gainage apporte.

Cependant, le gainage a une contrepartie insidieuse : il est fatigant et si on en fait trop longtemps ou trop intensément par rapport à nos capacités, il devient douloureux.
Dès lors qu’il y a douleur, il y a perte du geste optimal puisque votre corps cherche à compenser pour éviter la douleur : c’est un instinct de survie ancré en chacun de nous, humain ou cheval…
Imaginez faire la planche ou la chaise pendant 10 min, tout de suite. Vous vous sentez prêts ?
Imaginez porter le sac lesté pendant 10 min en marchant (d’un pas actif) ou en courant. Vous vous sentez prêts ?
C’est pourtant ce qu’on demande à notre cheval à chaque fois qu’on le met au travail… et c’est pour ça que je dis qu’1h de balade au pas le dimanche, c’est déjà du sport ! 😉

=> Ce qui nous amène à la 3e règle pour une bonne posture : la progressivité.

Au début vous faites 10sec de planche, puis 30, puis 1 min, puis 10… Mais vous ne pourrez jamais courir un semi-marathon ou faire une randonnée d’une journée si vous ne vous y êtes pas préparé progressivement auparavant.
On en est conscient pour nous, mais on l’oublie vite pour nos chevaux.
Combien de cavaliers laissent au cheval le temps de se muscler à pied avant de monter sur leur dos ? Combien de cavaliers laissent au cheval le temps de se muscler montés avant de leur demander une posture spécifique ?

Le travail de fond, de musculation très progressive pour éviter les douleurs, les compensations et les blessures, nécessite une patience infinie et une capacité à répéter les mêmes exercices sur de longues durées (mois a minima, années le plus souvent).
La marche en main sur de longues distances, le travail au sol en longe, liberté, longues rênes ou à l’épaule, tous ces exercices doivent être pratiqués régulièrement pour apporter la capacité musculaire au cheval de nous porter.
Une fois sur leur dos, le travail des muscles doit continuer d’être progressif pour qu’il intègre ce nouveau poids.

C’est seulement après plusieurs années de travail continu (et progressif, au cas où je ne l’aurais pas suffisamment souligné), que le cheval sera apte à évoluer sous la selle dans une posture biomécaniquement optimale sur de longues durées. Patience, donc…

=> Pour ceux qui se posent la question : le rassembler, dont on parle tous, est l’aboutissement de ce travail de musculation et correspond au gainage intensif du cheval pour accomplir des efforts supérieurs.

Tu as une photo de cette fameuse posture biomécaniquement optimale ?

Je ne me risquerai pas ici à poster des photos de chevaux dans diverses positions, en dehors des chevaux que j’ai moi-même travaillé. N’ayant pas encore eu l’expérience ni l’occasion d’amener un cheval de manière fiable jusqu’à ce stade avancé du travail monté, je n’ai donc pas de photo disponible à présenter.
Les photos étant des captures momentanées de mouvements complexes et pouvant amener à un jugement de valeur par chacun, je préfère avoir la garantie qu’une photo représente bien un moment optimal d’un travail bien réalisé. Je vais donc vous présenter des schémas à la place.

Ces trois schémas ont été réalisés par Theresa Sandin, auteure du passionnant blog Sustainable Dressage.

Image 1 : Schéma de la chaîne musculaire inférieure, également appelée « ligne du dessous ». On remarque que leur gainage engendre une position de déplacement optimale pour éviter la fatigue, les douleurs et les blessures. C’est ce qu’on appelle couramment les abdominaux.

Image 2 : Schéma des conséquences du gainage du Gluteus longissimus, muscle long fessier amenant ce fameux rassembler. La conséquence est une remontée du dos spontanée. On peut provoquer leur contraction manuellement sur un cheval à l’arrêt et constater leur effet sur le dos.
La remontée du dos est la conséquence du gainage de la chaîne musculaire inférieure et du long fessier. Elle entraîne un écartement des processus épineux et permet (avec une musculation suffisante) le soutien du poids supplémentaire que représente le cavalier.

Image 3 : Schéma de la chaîne musculaire supérieure, également appelée « ligne du dessus ». Leur contraction entraîne une posture couramment retrouvée dans les chevaux en liberté, lors de stress exprimés dans le mouvement.
La contraction de cette ligne du dessus entraîne un rapprochement des processus épineux des vertèbres thoraciques, ce qui peut engendrer un conflit de ces processus. Cette pathologie peut se retrouver chez des chevaux n’ayant jamais été montés mais qui présentent couramment cette posture.

C’est le cas de Bashshar, qui a un dos court (processus épineuxdéjà rapprochés naturellement) et qui adore galoper tête et queue en l’air. A 9 ans et sans avoir jamais réellement travaillé, il a des marques d’un début de conflit des processus épineux. Durant son travail futur, je devrai redoubler d’attention pour éviter toute contraction de la ligne du dessus et en particulier avec un poids supplémentaire sur le dos.

Dans un article futur, j’aborderai les points épineux de l’hyperflexion de la nuque et de toutes les positions tête-encolure avec un chanfrein en arrière de la verticale. C’est un point de biomécanique sujet à grandes discussions sur les réseaux, alors que la science et la médecine vétérinaire ont depuis longtemps conclu à ce sujet…

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