De l'évaluation du bien-être d'un cheval, Technique cavalier

[Technique cavalier] De l’évaluation du bien-être d’un cheval

Mouky, Kharish Adhem Ispahan et Kharish Zahra Ishmael, les deux derniers sont la production de l’élevage Laurence Of Arabians

Comment savoir si ce troupeau de jeunes entiers est heureux dans sa pâture ? C’est ce que cet article va vous permettre d’évaluer, à l’aide d’outils publiés grâce au travail de chercheurs en éthologie équine.

Sur ce site, je parle beaucoup de comment mieux faire avec son cheval : lui donner un meilleur environnement extérieur, améliorer son travail, améliorer la communication… Mais comment évaluer si un cheval va « mieux » ou « moins bien » ? Ça pourrait paraître très subjectif, puisque beaucoup de personnes sont persuadées que leur cheval va parfaitement bien alors qu’il vit en box H24, ne mange que du granulé, travaille 5 jours par semaine et se repose le week-end…

Plusieurs échelles d’évaluation existent, je vais présenter ici le Protocole Bien-être conçu par l’ifce, l’université de Milan et l’INRAE ainsi que l’éthogramme du cheval monté comme présenté par Sue Dyson. Attention, on attaque donc des informations un peu « techniques » et « scientifiques ». Les grands mots peuvent faire peur mais je vous assure qu’il y aura plein d’images pour faire passer ça et pour les plus curieux je mettrai toutes mes sources en lien. Après ça, vous n’aurez plus d’excuses pour dire que votre cheval va très bien alors qu’il exprime un des critères présentés dans cet article 😉

Protocole Bien-Être

Il permet d’examiner 4 composantes du bien-être équin : Alimentation, Hébergement, Santé, Comportement, et 12 critères clefs définis par le Welfare Quality.

Le projet European Welfare Quality (ou Qualité de la Bientraitance Européenne) consiste à développer des standards d’évaluation de la bientraitance dans les élevages et abattoirs des animaux d’élevage. Il a été appliqué directement sur les bovins, volailles et porcins, pour évaluer non seulement le lieu de vie (taille des cages, propreté, etc) mais aussi l’état individuel de chaque animal (blessure, comportements aberrants…).

Dans le Protocole Bien-être, les grands principes sont repris, en adaptant les critères aux équins et à l’utilisation qui en est faite. Par exemple, le travail (monté ou en main) fait partie des critères pour les chevaux vivant en box. Comme pour un cheval vivant en pension les composantes Alimentation et Hébergement varient très peu, les variations à surveiller seront dans les composantes Santé et Comportement. Rapidement :

  • la composante Alimentation comprend la note d’état corporel, le fourrage et l’eau disponibles
  • la composante Hébergement comprend l’évaluation de l’abri/box, la fréquence/durée des sorties et les signes de stress thermique
  • la composante Santé comprend l’absence de blessure ou maladie ainsi que l’absence de douleur
  • la composante Comportement comprend les contacts sociaux intra et inter espèces, les états de mal-être (décrits récemment par Ethology Lea Lansade) et d’autres encore

Chaque composante sera décrite plus bas. Le protocole complet et la grille d’évaluation seront indiqués dans les sources en fin d’article.

Il reste important de noter que c’est un protocole conçu initialement pour évaluer le bien-être d’un groupe de chevaux. Il peut être adapté à l’évaluation d’un unique cheval, mais son bien-être individuel étant dépendant du bien-être du groupe, je recommande d’évaluer tout son troupeau à la fois, même si ce ne sont pas vos chevaux.

N’hésitez pas non plus à tester vos évaluations en les réalisant à plusieurs séparément et en comparant vos résultats pour les mêmes chevaux ultérieurement. Un minimum d’entraînement est nécessaire pour bien évaluer certains critères, comme la note d’état corporel. Des aides sont disponibles sur le site de l’ifce et seront mises en sources également.

Composante Alimentation

Pas de surprise ici, pour répondre aux critères de bien-être, le cheval doit avoir :

  • une note d’état corporel entre 2 et 3,5 (variable en fonction de l’âge et de l’activité du cheval)
  • une quantité de fourrage suffisante : à volonté ou au moins 1,5% du poids vif du cheval en masse sèche de foin (ce qui correspond à 9 kg pour un cheval de 500kg) en ayant pour objectif d’atteindre 2%.
  • L’absence de temps de jeun supérieur à 4h consécutives, ce qui implique la distribution du fourrage en un minimum de 2 repas
  • Du fourrage de qualité : non poussiéreux, non moisi ou pourri, non toxique….
  • De l’eau propre disponible à volonté
Exemple d’évaluation d’état corporel : Mag a ici une note de 2,5.

Qu’on soit adepte de la double-ration quotidienne de foin ou du ratelier à volonté, il est important de donner une quantité suffisante de fourrage.
Première photo prise lors d’un stage aux écuries de Favray au printemps 2019.
Seconde photo prise été 2019 aux écuries de Vitelle.

Composante Hébergement

Selon si votre cheval vit au box ou au pré, l’évaluation est un peu différente, mais le cheval a toujours besoin de :

  • Un box ou abri suffisamment grand pour tous les habitants de l’espace, soit (1,7 x hauteur au garrot moyenne du groupe)² x nombre de chevaux dans le groupe. Pour un cheval d’1m60 au box, ça donne une surface de 7,4m², avec l’obligation que chaque côté fasse plus de 2,72m. Pour un groupe de 3 chevaux d’1m60, l’abri doit faire au moins 22,2m².
  • Une zone de couchage confortable : en box, avec une litière propre et suffisante pour recouvrir le sol, en pâture avec une litière ou une zone d’herbe sèche et propre.
  • Confort thermique, c’est-à-dire qu’il ne doit pas manifester de signe de frilosité (frissons, blottissement, modification de la respiration, apathie) ou de chaleur (transpiration, coups de soleil, dodelinements de la tête, modification de la respiration, apathie). Il est essentiel de vérifier la pertinence des couvertures et des espaces clos.
  • Sorties fréquentes : idéalement, le cheval doit vivre en pâture 24h/24. Si ce n’est pas le cas, il lui faut une sortie en liberté d’au moins 12h/jour, 7j/7.

Exemple d’un hébergement box avec une quantité de litière suffisante et propre.
Photo prise aux écuries de Vitelle en été 2019.

Exemple d’espace de couchage adapté dans une pâture.
Photo prise aux écuries de Vitelle en été 2019.

Composante Santé

Il va de soi qu’un cheval heureux doit être en bonne santé pour cela. Mais certaines affections sont parfois invisibles aux yeux de leur propriétaire, ce qui peut retarder une prise en charge et donc affecter le bien-être du cheval.

En plus d’un suivi vétérinaire régulier, voici quelques critères faciles à évaluer et permettant d’orienter un avis sur le bien-être de l’animal :

  • Pas d’altération des téguments, y compris les alopécies (zones sans poil), les blessures superficielles de plus de 2cm² ou 4cm de long, les blessures profondes et les zones enflées.
  • Pas d’articulation gonflée au niveau des coudes, genoux, grassets, jarrets ou boulets.
  • Pas de boiterie visible, d’irrégularité dans une ou des allures, pas de difficulté à se lever et à se tenir debout en équilibre sur 4 pieds.
  • Pas de prolapsus (organe interne visible par un orifice naturel, par ex le vagin qui ressort de la vulve).
  • Poil sain : souple, lisse, homogène et brillant (sur un cheval propre). Pas de dépilosité, de poils secs, ternes ou rêches.
  • Pas d’écoulement nasal, oculaire, vulvaire ou pénien. Sont tolérés les écoulements clairs de moins de 2cm de long pour les yeux et nez.
  • Crottins de consistance normale (moulés). Ne pas prendre en compte les crottins mous lors d’une mise à l’herbe au printemps.
  • Respiration normale : entre 8 et 14 respirations/minute, sans bruit notable ou signe de difficulté respiratoire (dilatation des naseaux, apparition de la ligne de pousse, respiration bruyante…). Pas de toux.
  • Pas plus de 2 signes de grimace faciale, qui sont, chez un cheval éveillé : les oreilles fixes tournées vers l’arrière, tension au-dessus des yeux, fermeture des paupières, muscles masticateurs contractés, bouche tendue, naseaux tendus et dilatés. A partir de 2 signes présents chez un cheval, on peut suspecter l’existence d’une douleur.
  • Pieds bien entretenus : pas d’irrégularité, de sabot trop long, de défaut d’aplomb, de sabot fendu ou cassé.
  • Pas de lésion aux commissures des lèvres (rougeur, blessure ou zone indurée).

Exemple de blessures impactant le bien-être d’un cheval. Ici, c’est la conséquence de la tentative de saillie d’un hongre ferré aux antérieurs.
Photo de Mag en juin 2019.

L’entretien des pieds est primordial !
Ici, un avant/après des pieds de Mag. Ses aplombs se sont drastiquement améliorés suite au travail de Maureen Vacquerie, DAEP.

Composante Comportement

C’est probablement la composante qui a les indices les plus difficiles à interpréter pour la plupart d’entre nous. Le protocole cherche à objectiver les critères pour s’assurer que chacun puisse évaluer du bien-être comportemental de son cheval. En cas de doute, tout comme il existe des vétérinaires pour évaluer la composante santé, il est possible de faire appel à des comportementalistes équins qualifiés pour être aidé dans notre évaluation.

Voici donc quelques critères basiques pour évaluer le bien-être d’un cheval :

  • Vie en groupe avec possibilité de contact social physique et toilettage mutuel.
  • Absence de comportement d’évitement (éloignement ou détournement de la tête) lors d’une approche par un être humain. Lors d’une prise de contact, présence de signes positifs de curiosité, absence de signes agressifs (intention de mordre ou taper).
  • Absence d’états de mal-être, qui sont : les stéréotypies (comportements répétitifs anormaux, comme le tic à l’appui ou d’autres comportements moins courants, qui permettent de relarguer un stress accumulé), l’indifférence envers l’environnement (suggérant une dépression), l’agressivité envers l’Homme (suggérant des maltraitances ou des douleurs chroniques) et l’hypervigilance (postures d’alerte répétées et non proportionnelles aux stimuli de l’environnement).
  • Position antérieure, intermédiaire ou mobile des oreilles lorsque le cheval mange du fourrage. Rareté du placé des oreilles en arrière lors de l’ingestion de fourrage.

Bandito, propriété de Léa Rostain, montre ici un comportement positif de curiosité à mon approche.

Bandito montre ici un comportement d’évitement lors du contact avec mon amie (non cavalière) Valéry Ducray.
Valéry s’est sentie frustrée de voir ce si beau cheval partir, mais en personne respectueuse du consentement, elle n’a pas insisté. Elle a pu reprendre contact avec Bandito plus tard, quand il était plus disposé à interagir avec elle.

Photos prises durant l’été 2019.



Ethogramme de la douleur chez le cheval monté

Ethogramme : Catalogue descriptif des activités motrices spontanées ou non, d’un animal, et de leurs articulations en séquences comportementales.

– Larousse

L’éthologie équine a permis de développer l’éthogramme du cheval dans son environnement « naturel » (au plus naturel qu’on sache faire dans notre société). Cet éthogramme a plusieurs fois été utilisé pour évaluer la bientraitance du cheval monté. Cependant, dans les études réalisées on remarque que pas moins de 11 comportements de l’éthogramme différents ont été utilisés, différemment dans chaque étude. Ainsi, l’évaluation du bien-être du cheval sous la selle était très subjective, dépendante de l’objectif de l’étude et des critères de jugement choisis.

C’est pourquoi le Dr Sue Dyson a développé l’éthogramme de la douleur chez le cheval monté. Il a été initialement développé pour détecter des boiteries via le comportement, mais il s’applique de manière plus large à tout élément négatif (douleur ou trauma) du travail monté du cheval.

Pour évaluer la probabilité d’une douleur, il est estimé que si un cheval exprime plus de 8 de ces 24 comportements, il est probable qu’il soit boiteux ou douloureux. Certains d’entre eux ne sont apparus que chez les chevaux boiteux de l’étude, ce sera précisé.

Merci au groupement Saddle Research Trust d’avoir mis à disposition une infographie imagée (cf. Ressources). Pour des raisons de facilités, j’ai repris leurs photos. Toutes les photos appartiennent au Dr Dyson.

Pour les plus courageux, la publication initiale (Dyson, Sue, et al. “Development of an Ethogram for a Pain Scoring System in Ridden Horses and Its Application to Determine the Presence of Musculoskeletal Pain.” Journal of Veterinary Behavior, vol. 23, 2018, pp. 47–57.) est disponible en MP. Pour les gens normaux, je vais présenter l’éthogramme développé en images. 😉 Chaque image aura l’explication de son critère de l’éthogramme.

Changements répétés de la position de la tête
– Haut/Bas
– Pas de concordance avec le rythme du trot


N’est apparu que chez les chevaux boiteux. C’est typiquement le cheval qui « bat à la main ». Si c’est violent, chronique, ou que ça apparait aussi en dehors du travail monté, c’est potentiellement du headshaking. Parlez-en avec votre véto.
Tête tordue
– Constamment ou de manière répétée


Difficile à voir quand on est dessus si on ne fait pas une fixette sur la tête de son cheval… C’est pour ça qu’un regard extérieur (aka, un enseignant), c’est bien même quand on est expérimenté !
Tête en avant de la verticale
– De plus de 30°
– Pendant 10 secondes ou plus


C’est typiquement le cheval « à la renverse ». Noter la sclère visible (critère 8)
Tête en arrière de la verticale
– De plus de 10°
– Pendant 10 secondes ou plus


10°, c’est peu ! Pensez à sortir vos rapporteurs et à bien prendre la bonne verticale, certains cavaliers ayant une tendance à se tromper… 😉
Instabilité de la position de la tête
– Change régulièrement
– Jetée ou tordue d’un côté à l’autre
– Constamment corrigée par le cavalier


Vous savez, ce cheval que vous travaillez depuis des mois et qui refuse d’être stable à la main ? Plutôt que de vous embêter (et de l’embêter) à lui remettre la tête « en place » à chaque fois, faites plutôt venir votre véto 😉
Oreilles en arrière
– En arrière de la verticale ou couchées
– Une ou deux oreilles
– Pendant 5 secondes ou plus
– Couchées en arrière de manière répétée


Non, les oreilles en arrière ne veulent pas dire que votre cheval vous écoute… Ca veut surtout dire qu’il est concentré sur ce qu’il ressent, et cumulé à d’autres critères ça veut dire que ce qu’il ressent, c’est de la douleur.
Paupière fermée
– Ou à moitié fermée
– Pendant 2 à 5 secondes
– Clignement des yeux fréquent

Chez le cheval, globalement, la paupière fermée ou mi-close est signe d’inconfort. Le cheval se met alors en retrait de son environnement extérieur pour mieux le supporter.


Sclère (blanc des yeux) visible
– Exposée de manière répétée
N’est apparu que chez les chevaux boiteux.


En dehors des chevaux chez qui elle est visible de naissance (je pense au magnifique Ispahan de Laurence of Arabians), voir le blanc des yeux de votre cheval n’est jamais bon signe.
Regard intense
– Yeux « vitreux » ou absents
– Pendant 5 secondes ou plus
N’est apparu que chez les chevaux boiteux.


Tout comme pour les paupières fermées, un regard absent prolongé est signe d’inconfort chez votre cheval. Chez certains où ce regard est constant, on peut même diagnostiquer des dépressions. Gardez l’œil brillant pour un cheval heureux !
Ouverture de la bouche
– Et/ou fermetures répétées
– Avec séparation des dents
– Pendant 10 secondes ou plus


En dehors d’un mâchouillement deci delà, l’ouverture de la bouche d’un cheval monté est un signe de douleur assez clair. Ne croyez pas que votre cheval fait des siennes, cherchez plutôt à soulager sa douleur !
Langue visible
– Sortie ou tombante
– Et/ou sortant puis entrant de la bouche de manière répétée
N’est apparu que chez les chevaux boiteux.


Encore une fois, en dehors du mâchouillement, la langue sortie doit alerter immédiatement sur une gêne que pourrait avoir le cheval.
Mors tiré hors de la bouche
– D’un côté ou des deux
– Droite ou gauche
– De manière répétée
N’est apparu que chez les chevaux boiteux.


C’est la grande mode dans les magazines équestres, mais un mors qui sort à moitié de la bouche, c’est pas un signe de prouesses, mais plutôt de douleur. Un bitfitter et un bon enseignant devraient être appelés immédiatement si vous constatez que les canons du mors dépassent de la commissure des lèvres.
Queue plaquée
– Serrée au milieu
– Tenue sur le côté


Le règlement de la FEI précise bien que la queue doit flotter, libre et décontractée. Toute tension dans la queue correspond à une tension ailleurs…
Queue fouettée
– Grands mouvements
– De haut en bas/de droite à gauche/de manière circulaire, de manière répétée
– Répété durant les transitions


Le fouaillement de queue est un des critères de jugement dans les reprises de dressage. Malheureusement, comme 90% des chevaux fouaillent, les juges n’y prêtent plus attention. Mais tout comme une queue plaquée, un fouillement répété doit alerter sur une douleur.
Allure accélérée
– Fréquence des foulées dans le trot supérieure à 40 en 15 secondes (soit 160 foulées/minute)
– Rythme irrégulier dans le trot ou le galop
– Changements répétés de vitesse dans le trot ou le galop


Un cheval qui précipite ou qui est irrégulier, c’est soit une boiterie franche, soit une douleur cachée. Plutôt que de chercher à mettre des mors plus dur pour maîtriser votre monture, recherchez la cause de cette douleur et résolvez-là.
Allure ralentie
– Fréquence des foulées dans le trot inférieure à 35 en 15 secondes (soit 140 foulées/minute)
– Trot ressemblant à du passage
N’est apparu que chez les chevaux boiteux.


Honnêtement, j’ai jamais vu un cheval faire un trot passagé (sans demande du cavalier) sans qu’il n’y ait de franche boiterie associée… Dans tout les cas, un cheval sans impulsion doit alerter.
Postérieurs en dehors des traces des antérieurs
– Déviés de manière répétée à droite ou à gauche
– Sur 3 pistes au trot ou au galop
N’est apparu que chez les chevaux boiteux


Bien entendu, c’est en dehors de tout travail sur plusieurs pistes 😉
Ce sont souvent des chevaux « anguilles » qui trouvent un certain confort dans cette torsion de leur corps. Plutôt que de les forcer à la rectitude, soignez la douleur.
Changement de pied au galop de manière répétée
– De devant et/ou de derrière
– Départ au galop du mauvais pied de manière répétée
– Désuni
N’est apparu que chez les chevaux boiteux.


Un cheval qui part toujours à faux, se désunit, n’arrive pas à changer de pied d’un coup, ce doit être un signe d’alerte. Malheureusement, il faut exercer son oeil et son fessier pour savoir quand un cheval change de pied de devant ou de derrière : un enseignant compétent peut à nouveau aider le cavalier, même aguerri.
Changements d’allure spontanés
– Par ex, perte du galop au trot ou prise spontanée du galop à partir du trot


Non votre cheval « ne se fout pas de vous » ! L’allure demandée est juste trop douloureuse pour lui donc il fait au plus confortable. Cherchez la douleur plutôt que de donner des coups de cravache ou de tirer sur vos rênes 😉
Trébuche ou tombe
– Plus d’une fois
– Traîne les sabots des postérieurs de manière répétée


Pieds douloureux, mauvaise proprioception, troubles neurologiques… La liste est longue des causes d’un trébuchement chronique. Leur point commun, c’est qu’elles impliquent une mise à pied le temps de résoudre la cause avant de remonter à cheval.
Changement de direction soudain
– En dehors de toute demande du cavalier
– Sursaut


Qui n’a jamais eu de séparation de corps avec un cheval qui fait un écart ?
Un écart veut signifier une douleur intense et soudaine, qu’elle soit d’origine physique ou psychologique (peur).
Refuse d’avancer
– Doit être encouragé verbalement et/ou nécessite des coups de talon
– S’arrête spontanément


Quand votre cheval « fait le poney shetland » et s’arrête au milieu de la carrière sans bouger, c’est pour vous signaler que c’est vraiment trop pour lui, pas pour vous enquiquiner. Redescendez et posez-vous des questions sur son confort au travail.
Se cabre
– Les deux antérieurs sont levés du sol
N’est apparu que chez les chevaux boiteux.


Loin de l’image de l’étalon noir filant sur la plage, un cheval qui se cabre exprime une douleur intense, psychologique ou physique. Ne laissez pas un cheval se cabrer 2 fois : appelez votre véto pour trouver la cause de sa douleur avant de vous mettre en danger !
Car un cheval qui se cabre peut se retourner, et nos os ne feront pas long feu face à ses 500kg…
Rue
– Ou tape en arrière
– Avec un ou deux postérieurs
N’est apparu que chez les chevaux boiteux.


Même chose que pour le cheval qui se cabre : ne le laissez pas ruer 2 fois. Descendez et cherchez la cause de sa douleur avant de remonter. Pour info, les chevaux qui se retournent en ruant, ça existe et j’en ai déjà fait les frais… Alors protégez vous ! 

Ressources

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